6ème Etape : Tarfaya – Laayoune – Dakla – Nouadhibou

Arrivée sur la piste de sable de Cap Juby au petit matin. Enfants, jeunes du Lycée de Tarfaya et enseignants sont là, plus que ravis de rencontrer les pilotes.
Des ouvrages pédagogiques leur sont remis par l’Association, en partenariat avec la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse, la société Siemens Maroc et le concours de la Fondation Latécoère.
Trois palettes de fournitures scolaires acheminées ici quelques jours auparavant est également offertes collège de Tarfaya.

piste--tarfaya-(1-sur-1)

Après les quelques traditionnelles photos devant les avions, les décollages s’enchainent soulevant une belle quantité de sable.
L’Antonov embarquera les jeunes pour des baptèmesde l’air; événement oh combien attendu !

Un long trajet au programme du jour pour rejoindre la Mauritanie. Avant d’atteindre l’aéroport de Nouadhibou, deux escales sont prévues pour les ravitaillements et les indispensables formalités administratives.
Un premier “saut de puce”, d’environ trente minutes, permet de rejoindre l’Aéroport de Laayoune Hassan 1, à la fois base aérienne sensible (partie ouest) et terrain d’aviation civile (partie est).
L’équipage de l’Antonov nous quittera ici pour prendre la ligne commerciale et retourner à leur port d’attache, la Suisse.
Nous retrouverons ce superbe biplan avec deux nouveaux pilotes, sur ce terrain, lors du retour et de cette même escale de ravitaillement.

Nouveau décollage et cap sur Dakla, anciennement appelée Villa Cisneros. Une des étapes de la ligne mise en place par Pierre-Georges Latécoère (1920-1930), où nombreux pilotes de l’Aéropostale firent escale, dont Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry ou encore Henri Guillaumet.
Dakhla, l’une des dernières villes avant la Mauritanie, située à 650 km au sud de Laayoune, sur une étroite péninsule (Rio de Oro) qui s’étend sur environ 40 km parallèlement à la côte atlantique.
L’approche est magnifique. La lumière et les couleurs aussi.
Son vaste aérogare est désert et son tarmac particulièrement venté. Casquettes, plans de vol et même quelques billets (des Euros!) prirent leur envol !
Les formalités de douanes réglées, ce sont les avions cette fois qui s’envolent.

A droite, l’Océan. A gauche, du sable à perte de vue. Le désert, le vrai. Sans même une oasis à l’horizon.
Une immense ligne de chemin de fer apparait, la plus longue jamais contruite, sur lesquels circulent des trains interminables. Les GPS indiquent le point aéronautique “Mauri”.
La frontière est franchie. Nous sommes en Mauritanie. L’aéroport de Nouadhibou nous accueille.
Ici, ex Port Etienne, le 2 juin 1925, les pilotes Georges Drouin et Emile Lecrivain et le mécanicien Jean Lavidalie, à bord de deux Bréguet XIV des Lignes Aériennes Latécoère font escale, inaugurant ainsi la première liaison aérienne commerciale Casablanca-Dakar.
Une plaque et une grande hélice plantée devant l’aérogare nous le rappelle.

Barques-nouadhibou-(1-sur-1)

“Vous avez les montres, nous avons le temps”, ici ette expression prend tout son sens !
Après quelques heures de palabres, les visas sont donnés et les taxes d’atterrissages enfin réglées.

Une très conviviale soirée attendra les équipages sur la vaste terrasse de l’Alliance Française (sous l’invitation de son directeur), en compagnie de Monsieur l’Ambassadeur de France, de Monsieur le Consul de France et de nombreuses autres autorités.
Une exposition sur l’Aéropostale et une plaque commerative marquant l’escale de l’Aéropostale y seront inaugurées, également en présence du chef d’escale d’Air France en Mauritanie.