Réflexion et partage autour de la philosophie d’Antoine de Saint-Exupéry

La paix des livres d’Antoine de Saint Exupéry

 

Vagabondage à travers les mots

Quand vous ouvrez un livre d’Antoine de Saint-Exupéry vous partez pour un long vagabondage à travers les mots et les paysages de l’âme humaine. Nulle trace de conformisme et de prêt à penser ni de complaisance pour la suffisance.

 

Vue imprenable sur la terre des Hommes

Son œuvre est enracinée dans ce territoire de l’enfance où les étoiles chantent et la lumière danse. Alors ne vous étonnez point que sa vie durant, il choisit de s’envoler chaque jour pour se rafraîchir à la fontaine du ciel avec une vue imprenable sur la terre des hommes.
C’est de là haut où il a connu la paix de la solitude et de la méditation qu’il a rempli ses livres de silence, de couchers de soleil et de cette musique intérieure créée au rythme d’un concerto pour mots et poésie.

 

La méditation profonde du Vol

Aux commandes de son avion, il s’abandonne à la profonde méditation du vol et puis revient sur terre pour nous dire que l’homme est celui qui porte en soi plus grand que lui. « C’est pourquoi il convient  en permanence de tenir éveillé en l’homme ce qui est grand et le convertir à sa propre grandeur »(Citadelle). Mais il nous prévient aussi que l’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle (Terre des Hommes) et qu’il n’est point d’amnistie divine qui nous épargne de devenir. (Citadelle)

 

La vérité de la poésie

Chaque phrase de ses livres – de Courrier Sud à Citadelle en passant par Vol de  Nuit, Terre des hommes, Pilote de guerre, lettre à un Otage, Le Petit Prince – est imprégnée de ce souffle, de ce rythme vital, de cette force  et de cette vérité de la poésie qui vous apportent la paix des livres car Saint-Exupéry est un pessimiste qui a sauvé l’espérance.

Il suffit pour s’en convaincre de lire cette citation de courrier sud :

« Nous avions aimé quelques femmes, joué à pile ou face avec la mort pour simplement dépouiller cette crainte, qui avait dominé notre enfance… et assister invulnérable à la lecture des notes du samedi soir…. Et après l’ivresse de l’action… combien la seule vérité est peut être la paix des livres. »

 

Abel SEVELLEC